Société Biblique de Genève

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La Nouvelle Edition de Genève

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La Nouvelle Edition de Genève correspond à une révision relativement légère de la version Louis Segond.

Louis Segond et l’origine d’une version

Jacques-J.-Louis Segond, né à Genève en octobre 1810, de parents français, fait ses études littéraires et théologiques au collège et à l'académie de Genève avant de passer son baccalauréat à Strasbourg (1834). Il passe un an et demi à Bonn et un an à Eisenbach, où il rédige sa thèse de doctorat sur la nature de l'inspiration chez les auteurs sacrés et dans les écrits du Nouveau Testament (1836).

En 1840, il est nommé pasteur de la paroisse de Chênes-Bougeries et il occupe ce poste jusqu'en 1864, moment où il se fixe à Genève pour y travailler à la version de l'Ancien Testament, une commande de la Compagnie des Pasteurs. La même Compagnie a commandé à Oltramare la traduction du Nouveau Testament. Cependant, son style étant très populaire à l’époque, Louis Segond traduit aussi le Nouveau Testament, de sa propre initiative, et vend les droits à Oxford University Press.

C'est en 1880 que paraît pour la première fois – à Oxford – la Bible française de Louis Segond. Depuis lors, ce texte, révisé à plusieurs reprises, s'est imposé en particulier dans les milieux protestants, au point de devenir la Bible la plus largement répandue dans les pays de langue française. Certains sont allés jusqu'à comparer l'influence de cette version sur la francophonie à l'emprise de la King James Version sur la culture anglo-saxonne.

Les principes de traduction de Segond

Louis Segond souligne, dans la préface de la première édition de sa Bible, qu'il a été guidé dans son travail par la recherche des standards les plus élevés de fidélité, de compréhension et de beauté du texte sacré:

  • «Prétendre que la clarté n'est pas rigoureusement requise parce que l'on rencontre dans l'original des passages obscurs, c'est un accomodement de la conscience à rejeter. Altérer sciemment l'exactitude du sens, ne fût-ce que d'une nuance, afin de flatter le lecteur par une forme plus élégante, c'est manquer de respect à ce même lecteur et encore plus à la Parole sainte.»
  • «Pour revêtir dans leur ensemble ces qualités, une version ne doit être ni littérale ni libre. Ni littérale... ce serait risquer de rendre le texte inintelligible, sans parler des lois de la grammaire et de la syntaxe qu'on a toujours tort de braver volontairement. Ni libre, c'est-à-dire offrir des additions ou des suppressions qui ne sont pas strictement motivées, affaiblir ou renforcer la valeur d'une phrase ou d'un mot quand les expressions qui correspondent à l'original ne font pas défaut, substituer au langage biblique des explications qui appartiennent à la conception particulière de l'interprète.»
  • «Le traducteur est sous le regard du Dieu de vérité: c'est la vérité seule qui sera la suprême ambition de ses efforts.»

Une révision de la version Segond

Toute version qui se respecte mérite d'être révisée à chaque génération. Ainsi, la Bible Segond est révisée une première fois en 1910 par une commission d’experts. Il faut attendre plus de 50 ans avant qu'on ne remette l'ouvrage sur le métier. C'est ainsi que deux révisions simultanées sortent à la fin des années 1970: la Bible à la Colombe (1978) et la Nouvelle Edition de Genève (1979).

La Nouvelle Edition de Genève se «limite» à quelque 2000 retouches ou corrections.

  1. Le changement le plus évident est probablement le remplacement des subjonctifs imparfaits et plus-que-parfaits, très peu usités désormais, par des subjonctifs présents et passés; on ne dit plus aujourd'hui, au grand désespoir de certains, d'ailleurs: «Je craignais qu'il ne se fâchât», mais: «Je craignais qu'il ne se fâche.»
  2. D'autres corrections et refontes sont devenues indispensables. Par exemple, un consommateur n'est plus que le client d'un supermarché poussant son caddie; c'est pourquoi l'expression d'Hébreux 12:2 «Jésus, le chef et le consommateur de notre foi» (Segond 1910) est rendue dans la NEG «Jésus qui suscite la foi et la mène à la perfection». Les lecteurs modernes peuvent ainsi à nouveau saisir le pensée originelle du texte sacré, qui, elle, n'a pas changé. A l'époque moderne, la traduction ancienne pouvait quant à elle au mieux ne pas être comprise, au pire induire une compréhension erronée.

Ce n'est pas la doctrine chrétienne qui est mise en cause et transformée, c'est notre langage qui a évolué. Les mêmes mots n'ont plus la signification qu'ils avaient au début du siècle. Il s'agit d'exprimer la même vérité biblique dans le langage actuel, afin qu'elle soit bien comprise des lecteurs actuels. Qui pourrait, sans hésitation, dire ce qu'est la longanimité?

La Nouvelle Edition de Genève paraît pour la première fois en 1975 avec les commentaires de C.I. Scofield. Un certain nombre de corrections supplémentaires débouchent sur la version devenue «classique» de 1979.

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Les éditions de la Nouvelle Edition de Genève

La Sainte Bible modèles «compact» et «miniature»

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La Sainte Bible avec commentaires de John MacArthur

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La Sainte Bible avec les commentaires de C. I. Scofield

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